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Louis M – Portfolio

Le Bruit et l’Odeur

Le Bruit et l’Odeur
Réalisation d’un pilote de mini-série

Lors de mon alternance à l’EICAR (École internationale de création audiovisuelle et de réalisation), en M1 Auteur/Réalisateur de série TV, j’ai eu l’opportunité de travailler sur la création d’un pilote de série. Il était évidemment question de techniques d’écriture, mais aussi de s’adapter aux logiques commerciales, ou encore de respecter les formalités administratives et d’assurance pour s’immerger pleinement dans le monde professionnel. Je vous propose ici un tour d’horizon de ce projet.

Logo EICAR

L’écriture scénaristique

Dans un premier temps, il a été nécessaire d’assimiler, grâce aux cours de professionnels du cinéma, les structures d’un scénario fonctionnel. L’enjeu a ensuite été de les adapter à notre concept. Marqués par le durcissement des lois criminalisant les free parties et désireux de mettre en lumière des communautés marginalisées, nous avons imaginé une œuvre d’anticipation. Voici le synopsis :

2029, dans une France autoritaire, une bavure policière déclenche une colère nationale. À Paris, Solal, jeune DJ, tente de s’imposer sur la scène underground avec son collectif qui s’exprime à travers la musique. L’arrestation injustifiée d’un des membres du groupe, Mechass, pousse le collectif à organiser une rave party d’une ampleur inédite pour détourner la police et libérer leur ami. Mais le plan se polarise : Solal prône une action symbolique et non violente, tandis que Pop et d’autres défendent une voie révolutionnaire.

Depuis l’origine du projet, nous portons une volonté esthétique précise : rendre hommage à l’univers documentaire, et plus particulièrement au film We Had A Dream. Ce dernier retrace l’organisation d’une rave party sauvage par le collectif Heretik en plein 16e arrondissement de Paris, un événement devenu majeur dans la culture underground française.

Inspiration esthétique : We Had A Dream (Réalisé par Damien Raclot-Dauliac, 2010).

Pour répondre aux normes de l’industrie, nous avons élaboré une « bible » (un document de référence compilant l’univers, la direction artistique, les personnages et les arcs narratifs de la série). Parallèlement, via un travail de pré-mise en scène, nous avons rédigé le « dialoguier » (le document scénaristique se concentrant exclusivement sur les répliques et les interactions entre les personnages).

Extrait de la bible de production

Consulter la bible complète

Extrait du dialoguier

Consulter le dialoguier complet

Production

Grâce à une communication au rythme soutenu sur TikTok, Instagram, Facebook et les réseaux professionnels (comme Cinéaste.org ou Troubardours.org), nous avons constitué notre équipe technique, trouvé nos figurants et nos acteurs principaux. L’enjeu était de se démarquer des autres castings étudiants par des visuels travaillés et originaux. En parallèle, nous avons lancé un financement participatif et organisé la vente de produits dérivés (fanzines, affiches, jeux de société, stickers) en partenariat avec le collectif « La Horde ».

Aperçu de nos réseaux sociaux.

La préparation s’est poursuivie avec le découpage technique complet des 9 séquences, une étape indispensable pour garantir à toute l’équipe une vision commune et précise de la mise en scène avant le tournage.

Découpage technique (extrait d’une séquence)

Consulter le découpage complet

Afin de transmettre précisément nos intentions graphiques et esthétiques, nous avons réalisé des moodboards spécifiques, notamment à destination des costumières.

Extrait du moodboard – Costumes

Concernant les décors, nous avons noué des partenariats donnant/donnant, notamment avec un bar dansant à Vitry, une maison des association du 13e et la ville d’Osny, pour tourner dans leur piscine désaffectée, totalisant ainsi 6 lieux de tournage différents.

Sur le plan de la production exécutive, nous avons géré les autorisations collectives d’exploitation d’image, les conventions de prêt de matériel, l’encadrement juridique des bénévoles et les droits d’image pour le making-of. Quotidiennement, des feuilles de service étaient distribuées. Il s’agit du document de référence pour toute l’équipe, récapitulant les horaires de convocation, les adresses, la météo et le plan de travail exact de la journée de tournage.

Tournage

Réparti sur 4 jours, le tournage a été intense. Sur le plan organisationnel, nous avons fait le choix audacieux de diviser la réalisation entre les six membres du noyau dur, tentant ainsi de contourner la hiérarchie cinématographique très verticale. Grâce à un système de vote, nous avons pris les décisions de mise en scène de manière collective tout au long du processus. À titre individuel, j’ai dirigé le pôle image, assurant le cadrage, l’étalonnage technique des caméras et la coordination directe avec l’équipe lumière et son.

Montage (en cours)

Afin d’entretenir l’esthétique documentaire urbaines voulue à l’origine, le montage intègre des plans filmés à la Handycam. Le dérushage est aujourd’hui achevé, et nous nous concentrons actuellement sur les essais créatifs avec les musiciens en charge de la composition de notre bande originale.

Plans bruts non étalonnés.